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> À la galerie

Awena Cozannet

On marche sur la tête

28 novembre 2019 > 16 janvier 2020

Françoise Besson est heureuse d’inviter Awena Cozannet pour sa quatrième exposition personnelle à la galerie, On marche sur la tête. Sculptures, photographies, dessins se partageront les cimaises de la galerie du 28 novembre au 18 janvier 2020 en résonance avec la 15 ème biennale d’art contemporain de Lyon 2019 « là où les eaux se mêlent », et en partenariat avec le Musée-château d’Annecy où l’artiste est en résidence du 16 septembre au 13 décembre 2019.
On marche sur la tête
Creuser le sol, chercher sous ses pieds. Faire face. Des fragments de béton affleurent de la matière compacte, charriés par un flux ondoyant. Morceaux de corps, mémoire millénaire, mouvements. On épuise les ressources. On est capable du pire. L’homme tire profit de tout ce qui existe. Jusqu’à usure. Jusqu’à épuisement. Son présent est absolu. Il pourrait aller au bout de son entreprise. Dépasser la frontière. Tirer profit de l’autre jusqu’à sa mort, son étouffement, sa noyade, son asphyxie, sa crise. On voudrait que le prix de l’existence augmente. On persiste.
Nous sommes des passants. Interroger les notions de frontière, de déplacement, de transmission, de geste et de posture. Commencer par envisager les singularités de ses paysages.
Une identité se construit, se forge au fil du temps, des rencontres, des échanges : d’une relation à soi, aux autres, au monde. Regarder ce qui nous rassemble, et du point de vue de ces singularités – identité : ce qui nous ressemble, convergences et divergences avec pour objectif de s’accorder. Construire un paysage à échelle humaine, une installation de sculptures, une lecture abstraite, distanciée, symbolique du monde. Sangles, cordes, gilets de sauvetage, fragments de béton, la matière devient le sujet comme un langage du monde et de l’histoire des
hommes.
Awena Cozannet, juin 2019

À l’Étage

Ana Zulma

Vie de Porcelaine

28 novembre 2019 > 18 janvier 2020

 

NOUVEAU MONDE
Explorer au-dessus,
Je perce des papiers imprimés,
Aller-retour
Epreuve de l’infiniment grand,
Expérience de l’infiniment petit,
Une perception devient espace, l’eau dort.
Désir ultime de la possible rencontre,
En deuil de ma capacité,
Je m’évertue,
À relever les clichés de l’objet « petit a ».
Muable, je le regarde agir.
Sans emprise, il m’échappe.

> Inside

Christine Crozat

Entre les mondes

16 octobre > 23 novembre 2019

 

Qu’est-ce que le papier calque, sinon un lieu de passage d’un dessin à un autre, un espace de transmission, qui raconte une petite partie de l’histoire, encore incomplète et fragmentaire ? Le papier calque est le lieu où se mêlent les mondes, celui de l’esquisse et de l’achevé, de l’oscillant et du fixe, du jour et de la nuit : Entre les mondes. Cet interstice se manifeste dans la méthode même: dessiner les contours, ne retenir que la forme essentielle et épurée. S’attacher au magnétisme du détail. Christine Crozat, en passionnée d’histoire des arts, retient, repère, puis explore. Une fleur d’un Godard pour un Portrait rouge, une mule de La mort de Sardanapale pour Queen’s bee shoe. Le détail est extrait, ciselé hors de son ensemble de référence pour lui donner une nouvelle place, un nouveau sens. Le détail comme transmission d’un monde à un autre. Vient ensuite la série des «Gris de Payne » : la presqu’île de Shimokita inspire Christine Crozat. Le végétal et l’aquatique se mêlent, les hautes herbes et les fleurs se superposent aux nuages. Des flèches ancrent parfois les formes éthérées au sol, comme pour prévenir leur envol en dehors du cadre, arrondies et trop légères (…/…)

Xavier Petit, doctorant en philosophie

 

 

> Dernière édition

Cahier de Crimée # 31

LOADED, new work, 2019

Daniel Clarke